C’est en tout cas ce que soutient Frédéric Brochet, un vigneron « savant » réputé. Ce dernier a mené une expérience en 2001 auprès de 54 étudiants en œnologie de l’Université de Bordeaux.

Pour mener à bien son hypothèse, Frédéric Brochet a fait gouter aux étudiants un vin blanc (vous pouvez commander du vin blanc en ligne) et un vin rouge (également disponible en ligne). Les étudiants en œnologie ont donc décrit les deux vins avec le plus de détails et d’application possibles. Bien évidemment, leurs observations et avis variaient d’un vin à l’autre. Cependant, le vin rouge n’en était pas vraiment un… En effet, ce fameux vin rouge était en réalité le vin blanc de l’expérience auquel Frédéric Brochet avait ajouté quelques gouttes de colorant rouge. Grâce à cette expérimentation, notre vigneron savant a pu déterminer le fait que le goût d’un vin pouvait dépendre de sa couleur.

Il a ensuite mené un seconde expérience, afin de déterminer si notre goût pouvait être altéré par le prix d’une bouteille de vin. Pour cette expérience, Frédéric Brochet s’est muni de deux bouteilles de vin : l’une correspondant à un grand cru et l’autre à un vin « bon marché ». Les étudiants d’œnologie ont goûté ces deux vins et, bien évidemment, ils ont trouvé que le vin provenant de la bouteille chère était « complexe et arrondi » et tout en finesse, alors que le vin peu coûteux a été qualifié de « faible et de plat ». Et, une nouvelle fois, les étudiants d’œnologie de Bordeaux se sont faits bernés. Comme vous devez vous en douter, il ne s’agissait pas d’un grand cru mais d’un simple vin de supermarché. Frédéric Brochet avait en réalité acheté un seul et même vin qu’il avait versé dans deux bouteilles distinctes. Une nouvelle fois, Frédéric Brochet a prouvé le rôle du neuromarketing en matière d’œnologie, en montrant cette fois que le goût d’un vin était étroitement lié à son appellation.

L’Institut de Technologie de Californie a mené la même expérience que Frédéric Brochet concernant le neuromarketing, en prenant cette fois cinq bouteilles de vins dont les prix allaient de 4 € à 75 € et en scannant le cerveau des sujets de l’expérience lors de leurs dégustations. Les chercheurs de l’ITC ont ainsi pu noter que lorsque les sujets dégustaient une bouteille de vin chère (sachez que vous pouvez acheter des vins en ligne), une région particulière de leur cerveau devenait plus active.

Ces différentes expériences prouvent que le goût du vin ne dépend donc pas uniquement de son tanin ou de son arôme, mais également de sa couleur, de son appellation et (bien évidemment) de son prix.

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