Communiqué de presse

Combat d’un père aveugle pour le respect de ses droits

Je suis Mickaël BORNIER, papa nonvoyant de 2 enfants, une fille de 10 ans née d’une première union et un petit garçon de 14 mois née d’une seconde union dont je suis séparé de la maman depuis le 13 février dernier.
Suite au départ de la mère de mon fils du domicile familial, nous avons pu, dans un premier temps, nous arranger à l’amiable pour la garde de notre petit garçon. Un jour elle a décidé de faire appel à la justice et a demandé sa garde exclusive, qu’elle a obtenu par un jugement le 30 avril dernier.
Lors de l’audience, j’avais déjà ressenti la juge comme ayant l’esprit fermé au handicap et surtout ne connaissant absoluement pas ce milieu et dans l’impossibilité d’évaluer mes capacités à m’occuper de mon fils.
Par méconnaisssance du handicap, au lieu de demander à des associations compétentes dans ce domaine de vérifier mon degré d’autonomie, elle a décidé qu’une personne nonvoyante n’était pas capable de s’occuper d’un petit enfant et d’évaluer le danger au quotidien, et a rendu son jugement en faveur de la mère, me contraignant à n’accueillir mon fils qu’en journée, 2 fois par semaines et à la condition que je m’entoure d’une tierce-personne voyante dans ces plages d’accueil.
Sachant que je ne vis à Dieppe que depuis quelques mois, que je n’y connais que très peu de gens et que toute ma famille se trouve en Picardie, il m’est très difficile de trouver chaque semaine, et pendant 2 jours, quelqu’un qui accepte de rester avec moi afin que je puisse recevoir mon petit garçon.
De plus, ces contraintes me privent de moments privilégiés, comme celui du coucher, dont je ne profite jamais, et m’empêchent de l’emmener en vacances, en week-end ou en famille.
Jusqu’à la séparation d’avec mon aixe compagne, je me suis toujours beaucoup occupé de mon fils, que ce soit à la maison pour les soins du quotidien, ou dans la rue lors de sorties.
J’accueille ma fille de 10 ans un week-end sur 2 et la moitié des vacances scolaires, et lorsque je résidais encore en Picardie, j’en avais la garde alternée et je m’en suis toujours occupé de façon autonome.
A ce jour je me sens humilié par ce jugement, dont les mesures prévues laissent à penser que parce que je suis nonvoyant, je suis un parent défaillant, alors que, si la juge aux affaires familiales de Dieppe avait pris la peine de se renseigner auprès de personnes compétentes, elle aurait appris à quel point tous nos autres sens et notre intuition sont développés, bien plus que ceux des voyants et que nous sommes plus vigilents et anticipants que certains d’entre eux.
Combien de noyades d’enfants mal surveillés, d’accidents à la maison, d’enfants laissés, oubliés seuls en pleine chaleur dans des voitures, et cela n’arrive qu’avec des parents voyants.
Soutenu par des parents nonvoyants qui m’ont apporté leur témoignages et par des associations, j’ai décidé de faire appel de ce jugement mais cela n’aura lieu que d’ici la fin de l’année.
J’ai tout récemment demandé la suspension du titre exécutoir du jugement du 30 avril, qui malheureusement m’a été refusé, je dois donc continuer ainsi en attendant le jugement en appel, en espérant que le juge qui se penchera sur mon dossier aura envie de me juger sur mes capacités à jouer mon rôle de père, et pas sur des idées reçues comme quoi une personne nonvoyante serait incapable de s’occuper de son enfant et de le protéger.
Une pétission a mon attention a été l’ensser sur change.org :
http://www.change.org/fr/pétitions/madame-la-juge-aux-affaires-familiales-de-dieppe-autoriser-un-père-non-voyant-à-obtenir-la-garde-alternée-de-son-fils-3

mr bornier mickaël
24 rue jean ribault
76200 dieppe
Tél : 0651884803
e.mail : bzidan1@free.fr

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